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Quand le rugby et le cuir formaient une bien belle équipe !

Quand le rugby et le cuir formaient une bien belle équipe !

Quand notre ville était mis en avant en vidéo grâce à ses qualités premières : le Cuir et le Rugby !
Presque 1 heure de vidéo sur la vie du Sporting Club Graulhétois et de ses supporters.

Combiné à la montée en puissance de sa médiatisation, le passage du rugby au professionnalisme en 1995 a progressivement, mais inéluctablement, modifié les territoires géographiques, culturels et symboliques de ce sport. Peu à peu, le « rugby d’antan » amateur, identitaire, peu argenté mais festif – schématiquement celui des villages et des petites villes du Grand Sud de la France – a laissé la place au rugby des « clubs-entreprises », de l’argent-roi et des grandes villes. Du moins dans ce qu’il est convenu d’appeler le « haut niveau ».

Et si l’on faisait un retour sur le passé, dans les années 1980 ? Et pourquoi pas à Graulhet, petite ville mono-industrielle du Tarn tournée vers la mégisserie, bien pourvue en usines travaillant le cuir, mais sans gare ferroviaire, sans hôpital et mal dotée en services ? Son équipe de rugby qui évoluait alors en première division était un marqueur fort d’identité locale et un objet de fierté pour la population. A Graulhet on avait alors le rugby dans la peau…

Jean-Pascal Fontorbes et Anne-Marie Granié, les réalisateurs de ce film intitulé « Le rugby dans le cuir », ont suivi pendant deux « saisons rugbystiques » cette équipe de Graulhet : 1982-83 (enquête sociologique et repérages) et 1984-85 (tournage). « Le rugby dans le cuir » montre comment une équipe ressemble à sa ville et réciproquement, comment la mentalité ouvrière de Graulhet se reflète dans le style de jeu de son équipe. Le dur métier de mégissier s’exprime dans le jeu combatif – on disait autrefois « viril » – de l’équipe. En laissant aux vestiaires leurs
bottes et leurs bleus de travail l’espace d’un match pour revêtir « l’habit de lumière » rouge et noir, les ouvriers mégissiers deviennent des « figures », et pour certains des « héros », auxquels la communauté villageoise s’identifie car ils représentent et défendent les qualités et les valeurs culturelles d’un territoire chargé de sens et de lien social.

La logique de récit du film s’articule autour de trois parties. La première montre la ville qui vit au rythme du rugby. La deuxième entre dans l’intimité du joueur et de l’équipe : sur le terrain dans un « rugby de tranchées », dans le vestiaire avec le discours identitaire de l’entraîneur, dans la frontière autant couture que coupure entre hommes et femmes avec les paroles de femmes. La troisième partie donne à voir l’expression de la communauté, production et reproduction de l’identité rugbystique : le jeu et la fête.

Cinq matches – Cinq mouvements pour un film :

  • Premier mouvement, c’est le match qui montre l’intensité du combat collectif, son rythme est calqué sur le rythme propre du rugby.
  • Deuxième mouvement, c’est le match de la chorégraphie des corps.
  • Troisième mouvement, c’est le match dans un décor surréaliste, vécu par un joueur « groggy » sur le terrain.
  • Quatrième mouvement, c’est le match à l’extérieur avec le rituel de la préparation au combat.
  • Le dernier match, c’est le match vécu côté spectateurs, lors des quarts de finale.

Fiche technique :

Ce film a été préparé dans le cadre du DEA de sociologie, et du diplôme d’études supérieures en audiovisuel de l’École Supérieure d’Audiovisuel de l’Université Toulouse le Mirail.

Type de média :

  • Film recherche

LABORATOIRE DE RECHERCHE

  • LORCA laboratoire Occitan de recherches cinématographiques

AUTEURS

  • Jean-Pascal Fontorbes et Anne-Marie Granié

RÉALISATEUR

  • Jean-Pascal Fontorbes

CONDUITE D’ENTRETIENS

  • Jean-Pascal Fontorbes et Anne-Marie Granié

ÉQUIPE TECHNIQUE

  • prise de vues : Jean-Pierre Chardon,
  • assistants prise de vues : Luc Bosserdet, Yves Ginet
  • prise de sons et mixage : Thierry Delor
  • éclairage : Philippe Mathieu
  • musique : Xavier Darasse, Philippe Prévot
  • producteur : Guy Cavagnac

INFORMATIONS TECHNIQUES

  • date de production : 1985
  • durée : 53 min
  • format : 16mm, couleur, son mono

Présentations :

  • Festival international du cinéma ethnographique Jean Rouch,
  • Patrimoine Ethnologie et cinéma, images des pratiques sportives,
  • maison des cultures du monde, Paris (2014)
  • Colloque International Sports et Communication, Toulouse (2007)
  • Colloque Filmer, chercher, EHESS, Paris (2006) ; séminaire Filmer le champ social EHESS, Paris (2007)
  • Congrès de la société de sociologie du sport de langue française : Transformations–ruptures–permanences , Toulouse (2002)
  • Festival du Ciné-Sport, Marseille (1990)
  • Festival du film ethnographique, Musée de l’Homme, Paris (1987)
  • Festival du cinéma sportif, Arcachon (1986)
  • Diffusion télévisuelle Canal + (1986)
  • Festival du film documentaire Rencontres de Lussas (1985)
  • Sortie en salles (1985)

Source des informations : http://sms.hypotheses.org/4876

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